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Sortie à POMPADOUR

Le Chateau.jpg

 

Vendredi 09 octobre 9h30, nous sommes 28 à nous retrouver devant le château de POMPADOUR  où nous attend notre guide Manon. Enrichis par les explications et anecdotes de Manon, nous parcourons les pièces du château. Dans les écuries de l’Orangerie, nous retrouvons les deux derniers chevaux qui vont aller à la jumenterie de Chignac.  Désormais, il n’y aura plus que des écuries vides dans l’enceinte du château !!
Nous terminons par le passage à la boutique et traversons la route pour déjeuner au restaurant « Le Canari ». Après cette pause culinaire, nous rejoignons le site de la jumenterie de Chignac, qui servait un temps à fournir les chevaux de l’Armée. Actuellement c’est la dernière jumenterie des Haras nationaux encore en activité : naissance et élevage des poulains de race Arabe et Anglo-arabe. Notre guide Justine nous fait parcourir les lieux avec moult informations qui suscitent beaucoup de questions en retour.
Puis, c’est le départ vers l’Impérial Casino de Pompadour. Après une rapide formation sur l’utilisation des « machines à sous » quelques uns d’entre nous tentent leur chance avec plus ou moins de réussite.
La journée se termine avec la satisfaction de mieux connaître Pompadour et son histoire.

 

HISTORIQUE

Au cœur du petit village d’Arnac-Pompadour, en Corrèze, se dresse la silhouette majestueuse du château. Reconstruit au 15ème siècle par la famille Hélie, ses origines remontent à un castrum médiéval fondé autour de l’an 1000 par la famille de  Lastours. En 1745, Louis XV offre ce domaine à sa favorite, Jeanne-Antoinette  Lenormant d’Étiolles, la future et célèbre Marquise de Pompadour. Malgré le ravage des siècles et de l’incendie qui eut lieu au XIX° siècle, l’aile sud du château et l’enceinte extérieure subsistent aujourd’hui. Avec leurs tours en poivrière et leurs fossés, elles témoignent de l’imposante forteresse qu’il fut jadis. Mais Pompadour, ce n’est pas seulement un château, c’est le berceau d’un patrimoine équestre unique. À partir du milieu du XVIII° siècle, la Marquise initie l’élevage de chevaux, une vocation qui sera poursuivie par la royauté, puis par l’État.
Créé en 1764 par le roi Louis XV en Corrèze, le Haras national de Pompadour est né de l'impulsion de sa favorite, la marquise de Pompadour. Conçu pour fournir des chevaux à la cavalerie militaire, le site est devenu le prestigieux berceau de la race anglo-arabe au XIXe siècle. 

 

FIN DES HARAS NATIONAUX

La fin des Haras nationaux s'inscrit dans un désengagement progressif de l'État de leur activité historique d'élevage et d'étalonnage entre 2009 et 2015. Cette administration, née sous Colbert en 1665, a fusionné en 2010 avec l'École nationale d'équitation pour devenir l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE) marquant la fin de leur modèle d'origine. Cet établissement public administratif  est placé sous la tutelle conjointe du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et du ministère des Sports, son siège social est à Saumur.
Arnac -Pompadour abrite aussi le Système d'Identification Répertoriant les Equidés (SIRE), fichier national d'immatriculation des chevaux. Pompadour est également le deuxième site des Haras nationaux après le haras national du Pin en Normandie.

Actuellement, Le site continue d'abriter des équidés, d'accueillir des compétitions de sport équestre, des courses sur son hippodrome et de faire vivre l'élevage de la race anglo-arabe, notamment sur le domaine voisin de Chignac.

Les raisons de la fin du modèle historique :
 

      Concurrence jugée déloyale : Le secteur privé de l'élevage estimait que la mise à disposition d'étalons par l'Etat concurrençait les éleveurs Iindépendants.

     Évolution des besoins de l'État : L'élevage de chevaux pour les besoins militaires et la remonte de l'armée n'avait plus de raison d'être.


Restrictions budgétaires : Dans un contexte de réduction de la dépense publique, l'entretien des reproducteurs par la puissance publique a été arrêté.

Financement supprimé : La suppression du prélèvement sur les paris du PMU qui finançait les structures a précipité la fin de ce budget autonome.

La transition vers l'IFCE et le patrimoine
 

      Recentrage des missions : L'étalonnage public a cessé, et l'entité unifiée (IFCE) s'oriente désormais vers la formation, la certification, l'expertise et la sauvegarde du patrimoine équestre.
      

Devenir des sites : De nombreux sites historiques ont été cédés, vendus ou transférés à des collectivités locales (régions, départements ou communes) pour devenir des pôles touristiques, culturels ou événementiels.

 

LA JUMENTERIE DE CHIGNAC

Cette jumenterie est unique en France, car c'est la dernière exploitée par les Haras nationaux .

Situé à 2 km du Château de Pompadour ce site de 70 hectares élève une soixantaine de chevaux de race arabe et anglo-arabe, Pompadour étant le fief de cette race.

A Pompadour, berceau de race de l’Anglo-Arabe, l’IFCE sauvegarde des souches génétiques historiques au service de la filière.
Réservoir de souches Anglo-Arabes race pure, et souches Arabes historiques, utiles pour préserver les races. Les éleveurs peuvent ainsi venir chercher la génétique historique pour enrichir leur élevage.

 

INSTALLATION DES CASINOS

L'installation de casinos près ou sur les sites des anciens haras nationaux (comme à Arnac-Pompadour) répond à une volonté politique et économique de sauver le patrimoine équestre en déclin. Une loi votée en 2023 autorise les communes rurales dotées d'un tel héritage historique à ouvrir un établissement de jeux pour s'assurer des revenus fiscaux importants.

Les raisons de cette implantation

      Financement du patrimoine : Une part significative des taxes et des bénéfices du casino est versée
      directement aux municipalités (jusqu'à un tiers du budget de fonctionnement pour les petits villages), ce qui
      permet d'entretenir les bâtiments historiques et les écuries.

Soutien à la filière cheval : L'argent récolté aide à subventionner les concours, les courses et l'activité équestre locale menacés par la baisse des dotations publiques

Attractivité touristique : Le projet vise à créer un cercle vertueux : attirer de nouveaux visiteurs grâce au complexe de jeux et prolonger leur séjour en valorisant la tradition du cheval (visite du haras, hippodrome et animations).
Dynamisme économique : L'ouverture de ces structures engendre des créations d'emplois directs et indirects et profite aux commerces de proximité dans des zones rurales parfois isolées

L’IMPÉRIAL CASINO  (9 millions d’euros)

Pompadour 1100 Habitants – Retombée 700.000 € minimum soit 1/3 du budget de la commune
30 emplois – ouvert  7/7 jours.