|
Vendredi 09 octobre 9h30, nous sommes 28 à nous retrouver devant le château de POMPADOUR où nous attend notre guide Manon. Enrichis par les explications et anecdotes de Manon, nous parcourons les pièces du château. Dans les écuries de l’Orangerie, nous retrouvons les deux derniers chevaux qui vont aller à la jumenterie de Chignac. Désormais, il n’y aura plus que des écuries vides dans l’enceinte du château !!
HISTORIQUE Au cœur du petit village d’Arnac-Pompadour, en Corrèze, se dresse la silhouette majestueuse du château. Reconstruit au 15ème siècle par la famille Hélie, ses origines remontent à un castrum médiéval fondé autour de l’an 1000 par la famille de Lastours. En 1745, Louis XV offre ce domaine à sa favorite, Jeanne-Antoinette Lenormant d’Étiolles, la future et célèbre Marquise de Pompadour. Malgré le ravage des siècles et de l’incendie qui eut lieu au XIX° siècle, l’aile sud du château et l’enceinte extérieure subsistent aujourd’hui. Avec leurs tours en poivrière et leurs fossés, elles témoignent de l’imposante forteresse qu’il fut jadis. Mais Pompadour, ce n’est pas seulement un château, c’est le berceau d’un patrimoine équestre unique. À partir du milieu du XVIII° siècle, la Marquise initie l’élevage de chevaux, une vocation qui sera poursuivie par la royauté, puis par l’État.
FIN DES HARAS NATIONAUX La fin des Haras nationaux s'inscrit dans un désengagement progressif de l'État de leur activité historique d'élevage et d'étalonnage entre 2009 et 2015. Cette administration, née sous Colbert en 1665, a fusionné en 2010 avec l'École nationale d'équitation pour devenir l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE) marquant la fin de leur modèle d'origine. Cet établissement public administratif est placé sous la tutelle conjointe du ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté alimentaire et du ministère des Sports, son siège social est à Saumur. Actuellement, Le site continue d'abriter des équidés, d'accueillir des compétitions de sport équestre, des courses sur son hippodrome et de faire vivre l'élevage de la race anglo-arabe, notamment sur le domaine voisin de Chignac. Concurrence jugée déloyale : Le secteur privé de l'élevage estimait que la mise à disposition d'étalons par l'Etat concurrençait les éleveurs Iindépendants. Évolution des besoins de l'État : L'élevage de chevaux pour les besoins militaires et la remonte de l'armée n'avait plus de raison d'être.
Financement supprimé : La suppression du prélèvement sur les paris du PMU qui finançait les structures a précipité la fin de ce budget autonome. Recentrage des missions : L'étalonnage public a cessé, et l'entité unifiée (IFCE) s'oriente désormais vers la formation, la certification, l'expertise et la sauvegarde du patrimoine équestre. Devenir des sites : De nombreux sites historiques ont été cédés, vendus ou transférés à des collectivités locales (régions, départements ou communes) pour devenir des pôles touristiques, culturels ou événementiels.
LA JUMENTERIE DE CHIGNAC Cette jumenterie est unique en France, car c'est la dernière exploitée par les Haras nationaux . Situé à 2 km du Château de Pompadour ce site de 70 hectares élève une soixantaine de chevaux de race arabe et anglo-arabe, Pompadour étant le fief de cette race. A Pompadour, berceau de race de l’Anglo-Arabe, l’IFCE sauvegarde des souches génétiques historiques au service de la filière.
INSTALLATION DES CASINOS L'installation de casinos près ou sur les sites des anciens haras nationaux (comme à Arnac-Pompadour) répond à une volonté politique et économique de sauver le patrimoine équestre en déclin. Une loi votée en 2023 autorise les communes rurales dotées d'un tel héritage historique à ouvrir un établissement de jeux pour s'assurer des revenus fiscaux importants. Les raisons de cette implantation Financement du patrimoine : Une part significative des taxes et des bénéfices du casino est versée Soutien à la filière cheval : L'argent récolté aide à subventionner les concours, les courses et l'activité équestre locale menacés par la baisse des dotations publiques Attractivité touristique : Le projet vise à créer un cercle vertueux : attirer de nouveaux visiteurs grâce au complexe de jeux et prolonger leur séjour en valorisant la tradition du cheval (visite du haras, hippodrome et animations). L’IMPÉRIAL CASINO (9 millions d’euros) Pompadour 1100 Habitants – Retombée 700.000 € minimum soit 1/3 du budget de la commune |
|